mercredi 6 mai 2015

POPULARITÉ

      Un récent sondage montre que JACQUES CHIRAC serait le plus populaire de nos derniers présidents de la République. Je le note avec intérêt puisque j' ai voté pour lui au second tour de la présidentielle de 2002, ce que les Purs des Purs, les sectes diverses des Parfaits, ne cessent  depuis de me reprocher. Mais je n' ai aucun remords.

      Je ne fais pas de politique sur des sentiments, des phobies et des principes d' Épinal. J' essaie d' en faire sur des analyses.

      En 2002, je savais voter pour un homme de droite, un libéral, mais qui, au moins dans ses positions officielles, posait clairement  - à une question  "d' odeur" près -  la démarcation avec le Front National, au lieu du machiavélisme mitterrandien, et des présentes collusions idéologiques des estrosarkociotti.

      Un homme de droite qui avait voté l' abolition de la peine de mort. Le premier Président à reconnaître solennellement la responsabilité de l' État Français pétainiste dans le génocide juif. L' homme d' État qui n' a envoyé que des formateurs de l' armée et de la police en Afghanistan, qui a refusé de se joindre à la guerre en Irak, alors que nous y aurions couru si JOSPIN avait été président ! Le Président de ce qui n' était pas la France va-t-en-guerre de HOLLANDE. Le Président qui a rendu les honneurs militaires à la dépouille du Président de l' Autorité Palestinienne à son départ de France.

      Bref, un politique qui avait ses restes de gaullisme, dont la politique étrangère était mille fois moins alignée et réactionnaire que l' atlantisme couché de la S. F. I .O . et du P . S .

      En conséquence, en 2017, le Purs et autres Parfaits ne pourront pas m' accuser de recommencer comme en 2002. 

dimanche 3 mai 2015

ALORS QUE LES MÉDIAS CLAIRONNENT L' EFFONDREMENT SYNDICAL...

PUISQUE chacun prétend se soucier de l' envol des inégalités, pourquoi cette analyse du Fonds monétaire international (FMI) est - elle passée à ce point inaperçue ? En raison de ses conclusions ?(...) deux économistes issues de ce temple du libéralisme  relèvent  " l' existence d' un lien entre la baisse du taux de syndicalisation et l' augmentation de la part des revenus les plus élevés dans les pays avancés durant la période 1981 - 2010. (...) En réduisant l' influence des salariés sur les décisions des entreprises,l' affaiblissement des syndicats a permis  d' augmenter la part des revenus  constitués par   les rémunérations de la haute direction et des actionnaires ".

Selon ces économistes du FMI, " une moitié environ " du creusement des inégalités que les libéraux préfèrent traditionnellement attribuer à des facteurs (mondialisation, technologies, etc...) découleraient du déclin des organisations de salariées (...) Quand le syndicalisme, point d' appui historique de la plupart des avancées émancipatrices, s' efface,  tout se dégrade, tout se déplace. Son anémie ne peut qu' aiguiser l' appétit des détenteurs du capital.(...)

(...) l' effacement du syndicalisme ne tient ni du hasard ni de la fatalité. En Avril  1947, alors que l' Occident s' apprête à connaître trente ans de prospérité un peu mieux partagée, Fiedrich Hayek, un penseur libéral qui a marqué son siècle, dresse déjà la feuille de route de ses amis politiques : " Si nous voulons entretenir le moindre espoir d' un retour à une économie de liberté, la question de la restriction du pouvoir syndical est une des plus importantes." (...) quelque décennies plus tard, grâce à l' intervention directe  - et brutale -  de deux de ses admirateurs, Ronald Reagan et Margareth Thatcher, lors de conflits de travail marquants (les contrôleurs aériens américains en 1981, les mineurs britanniques en 1984 _ 1985), le "pouvoir syndical a rendu l' âme... (...) En 2007, sitôt élu  président de la République, M. Nicolas Sarkozy fait à son tour voter une loi restreignant le droit de grève dans les services publics. L ' année suivante, il pavoise tel un gamin hilare : "Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s' en  aperçoit."

(...) ( Conclusion de l' étude FMI : )  " il reste à déterminer si l' accroissement des inégalités dû à l' affaiblissement des syndicats est bon ou mauvais pour la société "....


Intégralité de l' éditorial de Serge Halimi
dans LE MONDE diplomatique d' AVRIL.   

mercredi 29 avril 2015

ÉGALITÉ HOMME / FEMME : PARLONS - EN !

Ce qu' ont perdu les femmes de l' Est.

A LA FAVEUR du processus d' unification, la plupart des sociologues avaient parié que les conditions de vie des femmes à l' Est et à l' Ouest s' harmoniseraient à court et moyen terme. Pronostic trop optimiste ?  En 2007, par exemple, seules 16 % des mères d' enfants âgés de 3 à 5 ans occupaient un emploi à temps plein  dans l' Ouest  ( de l' Allemagne ), contre 52 % à l' Est. (...)

En RDA, les mères, contrairement à celles de la République fédérale d' Allemagne, conciliaient sans embarras vie familiale et vie professionnelle. ( ... )

Ala fin des années 1980, 92 % des Allemandes de l ' EST occupaient un emploi, contre 60 % de leurs voisines occidentales. Sur ce point l' égalité était en vue - un cas presque unique au monde. Alors qu' à l' Ouest les femmes orientaient leurs projets de vie selon les schémas encore très imprégnés par l' imagerie familiale et patriarcale traditionnelle, à l' Est, leur indépendance économique vis - à - vis du conjoint allait pour ainsi dire de soi. ( ... )

( ... ) Les Berlinoises de l' Est voulaient mener de front ( ...) l' éducation ( des enfants ) et la réalisation de leurs projets professionnels, estimant qu' ils grandiraient dans les meilleures conditions si elles trouvaient un emploi. " Mieux dans leur peau " en temps que travailleuses, elles seraient mieux à même de jouer leur rôle de mères. Elles considéraient leur indépendance comme un bienfait pour elles et pour leur famille.

( ... ) Pour les mères de Berlin - Est ( ... ) habituées aux horaires plus souples de la RDA, l' accès aux crèches représentaient un enjeu crucial, d' autant plus que les employeurs en tenaient compte dans leur politique d' embauche ( ... ).

 Selon les sociologues Jutta Gysi et Dagmar Meyer,  " le résultat le plus positif de la politique familiale menée en RDA tenait à l' indépendance économique acquise par les femmes. C' est quelque chose d' inimaginable aujourd' hui. Certes, elle touchaient un salaire inférieur de 30 % en moyenne à celui des hommes, car elles étaient souvent affectées à des postes moins qualifiés, et en ce sens leur condition  n' avait rien de reluisant, ce que l' on a parfois tendance à oublier. Mais elles ne connaissaient la peur de perdre leur logement ou de ne pas trouver de place à la crèche, car elles pouvaient s' appuyaient sur une protection sociale solide et fiable ". ( ... )

Le modèle est - allemand de l' égalité hommes - femmes a eu beau s' effondrer avec le Mur, il continue, un quart de siècle plus tard, de façonner la représentation que les mères de l' ex - RDA se font d' elles - mêmes et de leur rôle social.


Intégralité de l' article de Sabine Kergel, sociologue, chercheuse à l' Université libre de Berlin,
dans LE MONDE diplomatique de Mai 2015.

jeudi 16 avril 2015

RÉVÉLATION

       Une ex - amie ou amante (enfin ! ...) m' accuse à présent de l' avoir voulue  " en burqua ",  pour défendre sa  " liberté " de  " femme libre " face à ma volonté de la maîtriser, de la dominer... bref ! de l' étouffer comme le voile !  Voilà l' aveu :  oui,  j' avoue, je suis pour la burqua imposée aux femmes de plus de 35 ans  - toutes. Pas pour des raisons religieuses mais strictement esthétiques. C' est l' âge des premières dégradations physiques.   Je veux en rester à  " La Femme de Trente Ans " de Balzac. Au - delà il faut mieux voiles et voilettes,  " jalousies  "...  Avec l' amie accusatrice, dans la soixantaine tous les deux, on comprendra que ce n' est pas la jalousie qui me conduit !!!

        Vous pouvez penser que je suis, dans ce que je viens d' écrire, complètement sérieux....

         Vous pouvez aussi penser le contraire.

         Au vu de ce que vous pouvez lire de moi par ailleurs.    

mercredi 8 avril 2015

DE QUI ? ET DE QUAND ?

EN NOTRE TEMPS LA SEULE QUERELLE QUI VAILLE
EST CELLE DE L' HOMME...

C' EST L' HOMME QU' IL S' AGIT DE SAUVER, DE FAIRE
VIVRE ET DE DÉVELOPPER.



Charles de Gaulle.
( Quoi ?! déjà  " l' Humain d' Abord " !? )

mardi 7 avril 2015

NE PAS SE LAISSER ABUSER

      QUAND vous rencontrez dans la vie un chef de service ou une maîtresse  ( l' une se comportant un peu comme l' autre *) qui tient absolument à vous dominer, décider en tout de vos relations à deux, se sentir en somme le ou la plus forte,  ne vous y trompez pas :  cet être a peur !

   * Afin qu' on ne me prête de pensée misogyne ou machiste : le  "chef de service"  peut être une  .... femme et la " maîtresse "  .... un amant. Et je ne dis rien des maris !

jeudi 2 avril 2015

LE MAÎTRE.

Sviatoslav
RICHTER
( écrits et déclarations recueillis par Bruno Monsaingeon )
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SA VIE.
La musique, c' est une manière de vivre, de penser, de ressentir. Une présence de tous les instants, une joie profonde. (...) Moi, je me promène en toute liberté à travers la musique, je regarde ici et là, je butine, je vagabonde à travers les sonates, les impromptus. De Bach... à Bach.
SES ORIGINES.
Jitomir, la ville où j' ai vu le jour, est aujourd' hui située en Ukraine, mais à ma naissance, en 1915, l' Ukraine n' existait pas, c' était la Russie, la Petite Russie. Je suis né sous le signe de l' ambiguité dans un pays qui ne l' admettait guère. Il en fut toujours ainsi. Les Russes me disaient "Vous êtes Allemand" et les Allemands, eux "Vous êtes Russe!".
SA FORMATION.
( Mon père ) travaillait à l' opéra d' Odessa en tant qu' organiste. J' y avais accès. C' est cela qui m' intéressait, pas du tout le piano. L' opéra fit en somme l' essentiel de mon éducation.
Heinrich Neuhaus : le maître, le père, l' ami.
Pour commencer, il me fit travailler la Sonate en la majeur de Beethoven. (...) C' est justement sur cette sonate que Neuhaus m' apprit à obtenir un son chantant. Il me délia les mains, me redressa les épaules, m' apprit à jouer du piano, me débarrassa des sonorités sèches ( " il faut voler " disait - il )....
RÉPERTOIRE.
Longtemps (...) j' ai peu joué Mozart. Parce qu' il est le plus essentiel, le plus nu, parce qu' il faut beaucoup renoncer à comprendre pour le comprendre vraiment. Maintenant, je voudrais jouer tout Mozart, mais toutes ses oeuvres ne me viennent pas comme je souhaite qu' elles me viennent. Il faut attendre. Il y a un temps en vous pour chaque musique, forcer l' allure ne sert à rien.
LES CONCERTS.
Pourquoi je joue avec peu de lumière ?  Nous vivons un temps de voyeurs et rien de plus funeste pour la musique. ( ...) Avec mes meilleurs voeux et l' espoir que l' obscurité favorisera le recueillement et pas l' assoupissement.
De toute façon, je ne joue pas pour le public. (...) Toute mon attitude pendant que je joue est en rapport avec l' oeuvre pas avec le public. Aragon, dans La Mise à Mort je crois, se demande à quoi je pense quand je joue. Mais tout simplement à ce que je joue, sans plus.
LA POLITIQUE.
Je n' ai jamais éprouvé d' intérêt pour la politique, ni eu le moindre rapport avec un domaine qui me répugne. (...) J' ai joué à l' enterrement de Staline, c' est vrai. Qui n' ai - je pas enterré !  Et combien de concerts commémoratifs... (...) J' ai fêté l' anniversaire de Lénine... Aux funérailles de Youdina, j' ai joué le Prélude en si mineur de Rachmaninov, qu' elle détestait. Ça n' a pas dû lui faire plaisir.
SES DISQUES.
Avec quelle joie ne détruirais - je pas mes enregistrements ?  Presque tous... Je n' en sauverais pas plus de dix. (...)  Vous voulez quelque chose ?  la 6° Sonate de Scriabine ?  Bon, gardez - là, seulement, il faut corriger les fausses notes. Qui va le faire ?  Scriabine ?

Sviatoslav Richter,
pianiste soviétique  (1915 - 1997 )