lundi 7 décembre 2015

LENDEMAIN D' ÉLECTION

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l' esprit  gémissant en proie aux longs ennuis, 
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

(... ...)

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l' Espoir,
Vaincu, pleure, et l' Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Charles BAUDELAIRE
LES FLEURS DU MAL
Spleen.

dimanche 6 décembre 2015

D' ERREURS EN ÉCHECS

      CE SOIR, j' ai  " l' âme triste à en mourir " disait le Nazaréen. Le résultat du premier tour de ces régionales est effectivement à assombrir l' âme ou l' esprit. Délégué pour la liste  "Région coopérative", Camard / Coppola dans un centre de vote, je n' ai pu rester jusqu' au bout du dépouillement. Notre Côte d' Azur est à présent brune... J' ai pensé étouffer avant la fin du dépouillement. Une injure à mes amitiés, mes amours.  La Maréchale (pauvre Strauss, pourtant collabo' quelque part!), la haine faite jeune (?) femme, des arabes et migrants, des musulmans, des avortées, des homos femmes ou hommes, la vieille à la peau lisse, dédiabolisée. Et cette immature se retrouve en tête des suffrages. Le Souverain est bien malade !

      DE CETTE SOIRÉE, avons tous à gauche à tirer les leçons. Pour faire autre chose que se  "retirer" Le coïtus interruptus c' est jamais très glorieux en politique... Ceci dit retirons-nous "la queue entre les jambes"vue la puissance de la défiance que l' électorat nous a manifestée.

       Quelques leçons à retenir des temps récents. On ne pèse que si on est une force unie et cohérente. Le Front de Gauche ne l' a pas prouvé. Alliances à multiples variantes  en fonction d' ambitions puériles personnelles ou de parti. Enlisement de nos familles historico-politiques dans leurs crédos et leurs préjugés. Atonie militante en campagne.

        La situation actuelle est d' abord le fruit d' une démocratie de délégation en faillite mais aussi des rrrrévolutionnairrrrres qui n' envisagent de démarche vers la VI° qu' au travers d' une aventure  très personnelle, évidemment providentielle ( il suffit de lire Face  book : édifiant  !!!)

        DÉJÀ LES VERTS voulaient réinventer la politique; même à plusieurs nous n' avons pas convaincu les électeurs que nous en étions capables

samedi 5 décembre 2015

HEURE DE VÉRITÉ

      NOTRE PAYS, malgré l' enfumage médiatique, traverse une des périodes les plus graves et les plus dangereuses de son histoire.

      Non à cause de L' HORREUR DU 13 NOVEMBRE mais par ce qu' elle entraîne, résultat et triomphe du terrorisme (j' ai déjà tout dit à ce sujet). Notre démocratie est menacée et par ceux-là qui en sont les élus à la présidence de la République, au gouvernement et au parlement. Ils inclinent le pays vers un état autoritaire, policier et arbitraire. Comme le répète D. De Villepin si l' on voulait livrer les clés du pouvoir au F. N. on ne s' y prendrait pas autrement. On est en train de léguer à l' extrême droite un pays en guerre avec l' état d' exception afférent, dont elle rêve secrètement pour régler ses comptes idéologiques. Dans l' effroi du 13 novembre, on peut comprendre qu' un gouvernement responsable prenne de façon forte la décision qui rassure la population choquée. Mais quand on entend le premier ministre annoncer la prolongation de l' état d' urgence au-delà des trois mois, et deshollande méditer une réforme constitutionnelle, on se dit que ce pouvoir ne défend pas le peuple mais ses intérêts. J' attends des députés et sénateurs progressistes et républicains (les vrais) de s' opposer au machiavélisme cynique des dirigeants actuels.

      Dans cette SITUATION DÉLÉTÈRE, l' élection de demain 6 décembre,  qui a paru reléguée au second plan,  revêt un intérêt essentiel. Les citoyens électeurs ont la possibilité de ramener le sort du pays à ses enjeux essentiels. Dans la RÉGION PACA, le pari de LA RÉGION COOPÉRATIVE. dans NOTRE région PACA, est le moyen le plus indiqué.

      Pour ce rassemblement innovant et ambitieux, le FRONT DE GAUCHE en rencontre avec EELV
a pris toutes ses responsabilités. C' est à cette démarche réciproque, qui a demandé effort des deux parties, que les électeurs sont appelés à répondre. Je ne doute pas qu' ils le feront demain.

      Pourtant, dans cette campagne, j' ai été sidéré par les imprécations de certains refusant de voter pour une liste qui allait se  "rallier" au P.S. au second tour, façon de se dispenser de la campagne du premier tour. C' est particulièrement vrai dans notre région : la rancoeur contre la direction  "socialiste" doit elle justifier, au nom de la pureté de principe, l' absence possible d' une liste à participation de gauche (la nôtre) au second tour au risque d' une domination du F.N., avec collusion de la droite, sans opposition déterminée dans l' Assemblée générale (étant entendu que nous ne pouvons l' attendre que des élus RÉGION COOPÉRATIVE, mais qui peuvent entraîner leurs alliés) ? Nous savons déjà qu' un certain nombre de militants associatifs pourraient le regretter.

      A réfléchir sérieusement ce dimanche,  y compris en dépit des postures et des soucis partisans qui font plaisir.

mardi 1 décembre 2015

ARTICLES DE DÉVOTION

Il n' est pas nécessaire d' être d' une religion pour avoir une morale.
C' est même le contraire.

Vous voulez sincèrement adorer dieu ? Cessez de penser à vous, à votre foi, à vos principes et préjugés.

Cessez donc de servir l' homme pour vous préparer l' au-delà.

La spiritualité n' est pas la propriété privée ou la marque déposée des religions.

Caritas, la charité : à l' origine, c' est l' amour; aujourd' hui, c' est un job.
Un ersatz de politique sociale.

Deshollande sait ce qu' est trahir dieu (discours des Invalides). C' est évidemment la compétence du président d' une République laïque.

Vous êtes athée ?  Restez - le. La situation comporte plus d' avantages que d' inconvénients.

Personne ne peut prouver qu' au pari de Pascal, il y ait vraiment un gros lot.

Que dieu me pardonne? En me lisant, je parie qu' il s' est bien marré. Ce qui, en ce moment, ne doit pas lui arriver souvent.

lundi 30 novembre 2015

UNITÉ... DIGNITÉ...

      Il y a quelque temps, dans l' entrée de femmes héroïques et honorables au Panthéon en l' honneur de la Résistance, la mouvance communiste était la seule  non - représentée. Compte tenu du rôle des communistes dans la Résistance, ça n' était pas à clamer sa colère  - comme l' ont fait un certain nombre de mes camarades - c' était à MOURIR DE RIRE ! Depuis, les pourvoyeurs en places au Panthéon ont montré leur conception de l' union patriotique face à l' occupant nazi; notamment après les attentats du 13 novembre. L' Union sacrée, façon 2015, à conserver (là - dessus le P.S.  est au - dessus de tout soupçon), sur les obsessions sécuritaires populistes des manipulateurs F.N. Et, là, j' arrête de rire. Les socialistes français ont à ce sujet une compétence historique assurée : abandonner le pouvoir aux comploteurs et factieux d' extrême-droite, fascistes camouflés. L' Histoire n' est pas à sa fin, elle risque une fois de plus de n' être que recommencement. Dans la situation, les socialistes en place ne font que reprendre  les crachats politiques de la Le Pen et de la Maréchal nous voilà en PACA, en prétendant les inventer. Le deshollande et les socialistes français en place viennent de prouver leur vision de l' unité nationale : tous sauf les communistes. ÇA VOUS RAPPELLE QUELQUE CHOSE ? Ben... voyons François !!!! Espérons que, cette fois, les Français auront une mémoire !!!

vendredi 27 novembre 2015

JOURNÉE SOUVENIR

     Cette journée souvenir a montré quel est le résultat politique du terrorisme.

     La cérémonie des Invalides, même si elle ne fut pas obscène de démagogie et de bassesse indécemment vengeresse  - le discours de deshollande a en partie corrigé sa proclamation martiale et policière devant le Congrès - a illustré ce que permet l' acte terroriste : la récupération de l' horreur par les pouvoirs en place, dans  " l' union sacrée ". À preuve, la litanie des médias, radios et télé continues, sur  " l' unité nationale " indispensable depuis le 13 novembre. Là, on flaire l' hypocrisie politico-journalistique, l' utilitarisme propagandiste jouant sur la rassurance des masses, dans leur désir naturel de  " tout le monde il est.... " comme disait le film.

    De toute son histoire, le terrorisme n' a qu' un but : en apeurant les peuples, il espère les soulever contre leur gouvernement et leurs institutions. Il a toujours obtenu le contraire. Il n' a cessé de rendre les pouvoirs plus forts. Les populations réclamant protection auprès de ceux auxquels elles avaient pris le pli de s' en remettre.

    Et, je le dis très clair, il est du devoir d' un gouvernement, y compris démocratique et progressiste, de répondre à l' émotion populaire devant des exécutions de masse aveugles et, surtout  - excuser du peu - la souffrance des êtres, des familles touchées - par les mesures immédiates pour traquer les criminels et ramener possiblement la sécurité civile. Encore faut-il qu' il n' en profite pas. Par exemple que l' état de l' urgence provisoire ne devienne pas état d' exception institutionnel permanent.

    Il est évident qu' avec la présidence et le ministère actuels, son opposition, les vrais démocrates doivent être, sans se couper des Français, consciencieusement suspicieux devant des gens qui pour renforcer les services publics (polices, santé, éducation) dont ils conduisent la destruction depuis des années, proposent après le drame, pour le réparer et l' empêcher à nouveau, de ...réduire les dépenses sociales.

    Les fanatiques ont toujours fait le jeu des tartuffes.  


lundi 23 novembre 2015

LA GUERRE QUE NE MÈNE PAS HOLLANDE

      " TOUJOURS notre, votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est en état d'apparent repos, porte en elle la guerre comme la nuée dormante porte l'orage. Messieurs, il n' y a qu'un moyen d'abolir enfin la guerre entre les peuples, c' est d'abolir la guerre entre les individus, c' est d'abolir la guerre économique, le désordre de la société PRÉSENTE ".

                                                             JEAN JAURÈS, DISCOURS (1895)