mercredi 8 janvier 2014

LA QUENELLE ET LES ANDOUILLES

      Je ne peux pas moi - même ne pas entrer dans le triste cirque Dieudonné. Le bouffon  ( il ne me fait pas rire )  et sa troupe qui ne me feront faire qu' un tour de piste pratiquent l' antisémistime commercial. La source de rentrées financières, ce que des générations de blagueurs ont moqué chez les juifs  ( ...et les Ecossais, les Auvergnats... ).  Mais chez eux c' est au point qu' ils ignorent les jugements de la justice française. Tout ceci est méprisable. Passons.

       Les gesticulations valent à peine mieux de l' archange sans ailes du Ministère de l' Intérieur, à quelque temps d' élections où les votes communitaristes sont la préoccupation métaphysique de tous les politiciens professionnels. Passons aussi.

       L' inquiétant ce sont les publics, le salles pleines, la nique de cour d' école bonne pour un cerveau en apesanteur du football. Et les pervers hypocrites qui se rengorgent de leur sens du second degré pour enjoliver leur goût douteux du deuxième dessous.

       Comment s' en étonner ? Quand le système médiatique ne démarche que par campagnes d' opinion, mimétisme de rédactions, émissions en boucle et prêches libéraux continus d' économistes à deux sous. En face, le " refus du système " unanimiste au plus bas et confusionniste au plus haut appâte facilement. La bassesse a toujours un pouvoir de séduction considérable.

        Essayons de nous élever.

        J' ai lu quelque part que 2013 a été l' année des questions sociétales. Au centre, le mariage pour tous. Ne nous méprenons pas : le sociétal  -  sociétal, wouah! c' est in, c' est top ... branché quoi! - consiste pour les médiacrates, les politiciens et leurs communiquants, dans l' ensemble de sujets qui permettent de parler autre qu' économie,  relations de travail,  politique,  rapports de classe. Or, il s' agit de questions essentielles dans lesquelles une gauche digne du nom devrait être souveraine.

        Mais nous sommes en présence de gouvernants se réclamant de la gauche qui  - bon! -  se sont dévolus, avec quelque arrogance, au libéralisme - soit! -. Eux aussi l' Histoire le jugera... Et, le plus naturellement, ce même pouvoir rate aussi la conquête progressiste de la réelle libération et souveraineté des individus citoyens. Ainsi, quelque soit l' ardeur de la ministre Taubira, l' extension aux homosexuels du mariage de fondement religieux et bourgeois, n' a servi qu' à réveiller le tréfonds des préjugés réactionnaires dans le pays. Au lieu  - je vais vite - d' un contrat civil, un pacs complété, entre adultes consentants et responsables de leurs choix d' existence, renvoyant le sacrement aux obédiences religieuses, qui aurait fait avancer le principe de laïcité dans l' esprit Public.

        L' être libre de ses choix de vie et de mort. Pas surprenant la timidité de ce gouvernement sur la fin de vie. On ne va pas en Suisse ou en Belgique que pour planquer ses capitaux, on y va, si on en a les moyens, pour décider par soi - même, en libre conscience  ( ce qui est le contraire des suicides ordinaires )  sans en avoir à en référer à l' ensoutané ou l' enrubanné du coin.

       Dieudonné ou pas, le vrai combat politique pour la libération des êtres est d' abord culturel. Juquin le disait déja,  Mélenchon l' a manifesté durant toute sa campagne présidentielle...

mardi 7 janvier 2014

DEVOIR DE MEMOIRE

" C'est François Mitterrand  - avec Pierre Bérégovoy  -  qui a déréglementé l' économie française et
 l' a largement ouverte à toutes les formes de concurrence. C' est Jacques Delors qui a été, à Paris comme à Bruxelles, l' un des bâtisseurs de l' Europe monétaire avec les évolutions politiques qu' elle impliquait sur le plan des politiques macroéconomiques. C' est Lionel Jospin qui a engagé les   regroupements industriels les plus innovants, quitte à ouvrir le  capital d' entreprises publiques. "

                  Conclusion :

"Cessons donc de revêtir des oripeaux idéologiques qui ne trompent personne."
                                                          François Hollande, Devoirs de Vérité, 2006.

                  Commentaire ?

samedi 4 janvier 2014

AMOUR ET AUTORITE

" Il faut bien que quelqu' un dirige; en l' occurrence c' est moi. Je sais exactement ce que je veux et comment le musicien doit jouer; mais je veux l' obtenir par conviction et non par autorité. J' ai besoin d' amour;  d' amour de la musique."
                                                            Carlo Maria Giulini, chef d' orchestre,
                                                            1914 - 2005.

Un propos que devraient méditer bien de nos organisations politiques dans leur fonctionnement intérieur comme dans leur rapport au peuple.

LE FRONT EST ...UN FRONT

J' ai trop dit au Comité Libération - Nord et trop écrit dans ce blog et sur facebook choses semblables pour ne pas reprendre ces passages de Patrick Le Hyaric dans son éditorial du dernier  numéro  de
" l' Humanité Dimanche " :

      " (Le Front de Gauche) doit être un "front", c' est-à-dire un lieu de création d' unité populaire et non un lieu d' affrontements de formations ou de personnes. Conçu comme un cartel de partis, il
n' échappera pas à la tentation d' hégémonie de l' un sur les autres et à la reproduction de ce que précisément nos concitoyens reprochent aux autres formations. La force du Front de Gauche ne peut venir au contraire que de ce qui le distingue des autres organisations: un rassemblement d' hommes et de femmes venus d' horizons divers de la gauche et de l' écologie politique, rassemblés par la même ambition de placer l' humain au-dessus de tout (...). Ouvert à ce qui émerge dans notre monde en profonde mutation, il doit accueillir femmes, hommes, organisations, avec ou sans attaches partisanes dans le respect de leurs convictions et en leur garantissant que chacune, chacun comptera pour un, grâce à une vie démocratique jusqu' ici inconnue et dont les modalités concrètes sont donc à inventer (...) pour bâtir le projet d' une transformation sociale et écologique. Bref, il ne peut s' agir que de faire du neuf à tous les étages... ".

Qu' une voix aussi autorisée rappelle que le Front de Gauche est un front, comme la France est la France et l' Angleterre une île, ouvre de considérables perspectives. " Il n' est de politique qui vaille que celle qui part des réalités " ( Charles de Gaulle ). 

vendredi 3 janvier 2014

LA BIBLIO' DE LIBE' NORD

Consultez les propositions de lecture du Comité Front de Gauche Libération Nord sur sa page Facebook. Chaque mois. Nourrir son engagement social et politique.

jeudi 2 janvier 2014

COMME CHANTAIT DUTRONC

               "Manger autrement est une manière de s' affirmer en tant qu'individu, de dire : je suis    
               différent et je m' assume. C' est caractéristique de la génération :  moi, moi, moi."

                                                      Gérard Apfeldorfer, spécialiste
                                                      des troubles du comportement alimentaire

J' en ai connu de ces adeptes du bio, du local, du sans OGM... ... moins soucieux de leurs nourritures spirituelles et de l' authenticité de leurs sentiments.

JAURES... AU SECOURS !

      Je me suis laissé le temps de réserve depuis Mardi 2O heures. Précaution inutile ! Car à l' écoute de la rituelle allocution, j' étais au - delà de la colère. Je m' y trouve encore. J' ai entendu un président de droite, au mieux un Chirac un peu social ...et même Chirac ne serait peut - être pas au Mali et dans la Centre Afrique. J' ai entendu un écolier zélé et prétentieux débitant la vulgate ultra - libérale des économistes estampillés. Atterrant. Bref ! le plus droitier des Solfériniens. Ceux qui se lamentent
d' avoir élu Chirac en 2002, savent à présent qu' ils faisaient pire sans le savoir en 2012. Ce soir - là, nous avons entendu ce qu' on appelle " LA Gauche ". Pour que perdure le blocage économique et social du pays.
      Au secours... Jaurès, reviens !