vendredi 25 juillet 2014

SOUVENIRS... SOUVENIRS...

Ce soir, un soir un peu morose, me revient le propos de ma prof' de Lettres, de première et/ou terminale, qui lisait mes dissertations à la classe  ( la solitude de la mère face à son monstre de fils Néron dans le Racine " Britrannicus", je me souviens ), et ce jour- là, à la fin du cours : " apprenez, monsieur, que dans la vie on est toujours seul ".  Assener ça à un jeune homme de 19 / 20 ans, il faut avoir la carrure. C' est elle qui disait à mes condisciples filles : " Mesdemoiselles, si vous n' avez, plus tard, pas le besoin physique d' un homme, ne ricanez pas Mesdemoiselles : je ne parle pas de sexe, mais de sa présence, de sa voix, de son regard, alors changez vite d' homme ! " C' était dans les années 70... Pas mal, non ? Nous avons eu des enseignants aptes à nous marquer pour l' existence... Cette collègue, c' est elle qui m' a donné l' envie de lui succéder un jour. Et je lui dois ce fabuleux compliment un autre jour de cet inspecteur : " vous avez compris, Monsieur, qu' un professeur était un maître. Un maître à penser. " Je m' y suis appliqué dans toute ma carrière. Avec le temps, c' est devenu chez mes élèves, dans les couloirs : " il est fou Sarocchi, il est fou... ". Je l' étais sans doute avant, et je le demeure à présent avec le plus possible de conviction. Face aux "raisonnables", "sérieux", tous les convenables de la politique, de la vie et de l' amour... La difficulté c' est qu' en amour le fou risque de rencontrer plus d' une folle ! Et dans la société, je ne vous dis pas. Il reste la morosité : c' est le repos des fous....

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