lundi 11 juillet 2016

CHEF D ' OEUVRE

         De Jacques BOURGEOIS, critique musical,

une des "perles" de l' inoubliable Tribune des critiques de disques
de mon adolescence, sur France Musique :

à propos de la fin des castrats dans les opéras et les choeurs religieux, à commencer au Vatican : " la musique y a plus perdu que les femmes n' y ont gagné ".

dimanche 10 juillet 2016

FEMMES... FEMMES... ... EXPÉRIENCES

         J' arrive dans ma vie au stade des bilans. Avant mort cérébrale. Et justement, les progrès de l' âge font que je les établis avec une distance souriante, même si un peu grinçante, selon ma nature.Le résultat  - provisoire - d' années d' engagement, d' abord jadis syndical, puis politique n' est pas glorieux. Le bilan féminin  - plus définitif lui -, auquel m' a conduit une conversation avec un ami, n' est guère triomphal non plus. 

         À tout bien mesuré, je crains de n' avoir rencontré que des "voleuses". Et là je ne parle pas d' argent puisque je donnais sans reconnaissance de dette ou retour sur investissement. Au demeurant, chez les hommes, c' est le don le plus aisé pour tenter de garder l' autre. Plus facile qu' (aban)don de soi. En fait, dans les femmes que j' ai fréquentées  - il n' y a pas de quoi remplir Versailles ou même le Trianon - il en est deux qui m' ont un peu plus marqué. Celle qui, en l' autre siècle, eut l' honneur (rire) d' être mon épouse ne m' aimait jamais autant que lorsque je rédigeais un chèque : elle suivait la plume avec un sourire ravi et innocent. Après notre divorce, elle se mit à gagner beaucoup plus que moi. L' autre, au contraire, confusément reconnaissante, prenait subrepticement les enveloppes dans ma main tel un sachet de "blanche" ou un tract de la résistance sous l' occupation.

          Mais j' en ai eu d' autrement "voleuses". Celles qui vous volent leur présence. Il suffit d' un père (plus rarement d' une mère), d'un(e) enfant, d' un cercle d' ami-e-s pour que vous viviez une sorte d' adultère légal et ombrageux car parfois si vous tissez quelque lien sincère avec père, enfant ou ami-e-  ELLE vous écarte. Même résultat si vous renâclez.

         Je ne vais pas allonger ces reproches misogynes. J' ai connu aussi celles qui se servent de vous...
Comme faire - valoir. Elles ont emprunté mon prestige  "d' intellectuel"  (autre rire) auprès de leurs proches : je n' avais plus besoin de cartes de visite.

      Pour prévenir les impatiences "féministes", je dis que si "les" femmes  - c' est - à  dire "les miennes" - sont des "voleuses", "les" hommes  - sauf moi -  eux se réservent d' être violeurs et violenteurs. Jusqu' à voler des vies.  

samedi 9 juillet 2016

À MES CAMARADES COMMUNISTES

         LASSÉ,
         peut - être même EXASPÉRÉ... ... ...

que certains veuillent faire porter le débat entre nous sur l' adhésion à la candidature Mélenchon pour la présidentielle me sidère. Cela s' appelle : OPPORTUNISME. Et risqué en plus. Pas seulement parce que le personnage, comme on l' a vu en 2012, monte dans les sondages et retombe le jour du vote. Réponse opportuniste à l' opportunisme ? NON. C' est que dans la personnalisation et la présidentialisation du système, les médias nous renvoient au quartier de quarantaine du RALLIEMENT.  C' est pour cette raison que plus d'un de nous s'y précipitent pour que ça le paraisse moins plus tôt que plus tard. Mais comme le candidat JLM a donné une coloration anti - communiste basique à sa campagne, il risque de décourager une part d' entre nous qui se rangeait à la solution du désespoir. Résultat : élimination des secteurs de contestation à gauche dès le premier tour.

Je reconnais que l' impasse politique actuelle est d' abord due au manque de dimension de notre parti, je ne parle pas du nombre d' adhérents, de militants et d' E...ééLUS, mais de dimension intellectuelle (collective) et théorique. Le PCF n' offre pas de vision perspective horizon (et pas  2017) pour le siècle. Raison pour laquelle je n' ai voté pour aucun des textes d' orientation du congrès et que je garde ma totale liberté de décision pour le vote.

Au - delà, sans avoir d' idée arrêtée à ce sujet,  je me demande s' il est utile que notre parti ajoute à l' encombrement de candidats. Entrer dans le cirque du présidentialisme, en dernière instance, après avoir reproché aux autres d' y faire leur tour de piste. Ne faudrait - il pas mieux travailler dès à présent  à la constitution au parlement d' un groupe diversifié, qui ne pourra jamais être majorité présidentielle, de contestation et d' offensive sociale, ne serait - ce que pour faire pièce au groupe FN prévisible ?

Au moins, mes camarades, ne jouons pas nous aussi le jeu de la V° dans le leurre d' accéder plus vite à la VI° !

vendredi 8 juillet 2016

NI... NI... ni... ni... ni...

         ENFIN... la voilà la dernière candidature écologiste  - elles le sont toutes aujourd' hui. Duflot À DÉFAUT DE Hulot. Ils sont venus, ils sont tous là... Les insoumis à tout SAUF MÉLENCHON, les frondeurs SANS FRONDE, les libéraux de droite qui n' ont d' autre dans les neurones qu' ORDRE POLITIQUE / DÉSORDRE ÉCONOMIQUE.... Bientôt le président déchu ?

         Vous avez remarqué que je ne cite pas de communiste. C' est que, depuis le congrès du PCF, son porte - parole, après quelques dérapages de départ, s' applique à privilégier PROJET GOUVERNEMENTAL NÉGOCIÉ, engagement collectif des formations et des citoyens en rupture et contestation de la réaction socialiste, AVANT de désigner  un candidat de rassemblement, pour une campagne partagée. SUR LES TRANSFORMATIONS SOCIALES, ÉCONOMIQUES, INSTITUTIONNELLES, ÉCOLOGIQUES, à diverses échéances, essentielles à ce pays. C' est la seule démarche raisonnable puisque' aucune de ces "forces" peut prétendre à elle seule parvenir au second tour de la présidentielle.

          ALORS, si mon parti échouait à obtenir ce rassemblement, faudrait - il qu' IL S' INSCRIVE À SON TOUR DANS LA PERVERSION PRÉSIDENTIALISTE qu' il dénonce chez les autres ?  Je sais qu' il n' a pas été à une contradiction près dans son histoire mais n' aurait - il pas intérêt à travailler prioritairement à dégager une représentation parlementaire qui ne soit pas, contrairement à ce qu' a voulu Jospin pour 2002, la piétaille du président élu ou de son chef d' opposition ? Je ne suis là qu' au début de ma réflexion.

          Quoiqu' il en soit, en l' absence d' un candidat de convergence et de réunion, je ne ferai pas mon choix NI pour Arthaud, NI Poutou, NI Mélenchon, NI Duflot.... Montebourg.... NI...NI...NI...qui porteront conjointement la responsabilité dans le partage par les droites extrêmes des succès à la présidentielle et aux législatives.

             Et quelque soit l' appel du Conseil national, dans la situation que j' ai évoquée, je garderai dans l' isoloir, comme chaque CITOYEN, ma SOUVERAINE LIBERTÉ.

jeudi 7 juillet 2016

AU HASARD DU " JOURNAL " DE JULES RENARD

      Mon pays, c' est où passent les plus beaux nuages.

      J' ai le cerveau comme une noix fraiche, et j' attends le coup de marteau qui doit l' ouvrir.

      Un soleil pâle, le soleil qu' il faut à des arbres qui n' ont pas encore de feuilles pour faire de l' ombre.

      Le métier d' un écrivain, c' est d' apprendre à écrire.

      Voleuse et cruelle,  pour donner le change,  la pie se déguise en soeur de charité.

       Dans ma tasse, le café ne reflète que mes idées noires.

       Il ne parle pas, mais on sait qu' il pense des bêtises.

       C est difficile d' être bon quand on est clairvoyant.

       La liberté de conscience, c' est de ne pas payer un curé quand on ne va pas à la messe.

       Dieu n' est pas une solution. Ça n' arrange rien.

       Vache : un tonneau avec deux cornes.

        L' ironie peut faire court. La sincérité peut s' étendre.

        La littérature est un métier où il faut sans cesse recommencer la preuve qu' on a du talent pour des gens qui n' en ont aucun.

        Il est admirable que quelques-uns des vivants qui conduisent un mort au cimetière n' éprouvent pas le besoin, pendant qu' ils sont là, de se coucher, par lassitude, dans la tombe.


À LIRE :  JOURNAL de JULES RENARD ( 1887 à 1910 )

mercredi 6 juillet 2016

SÉPARATION ?

           AU DÉTOUR d'une  conversation politique, un ami me confie son intention de mettre fin à sa relation amoureuse. Si j' ai bien senti, surtout amoureuse de sa part. Mais sa tranquillité, chez un être qui me ressemble par une absence habituelle de placidité, m' a étonné. Je le trouvais presque faible à ce qu' il me racontait de sa liaison, acceptant beaucoup à mon goût. Disponible. Répondant à l'instant dès qu' elle le cherchait, parfois par plaisir de le voir, souvent quand il pouvait lui être utile à ce que j' ai deviné. Désintéressé et généreux. Il était alors toujours là

            MAIS LÀ, À CE MOMENT, je l' ai senti d' une sereine presqu' indifférence. Il dressait un calme constat. Que je partageais quelque peu. Qu' il ne pouvait y avoir d' union vraiment heureuse et prolongée entre deux personnes de traditions et de cultures différentes. Pourtant Méditerranéens tous les deux, mais de références philosophiques opposées (elle religieuse, lui athée comme moi : rapport difficile aujourd' hui), de pratiques sociales particulières (lui avait beaucoup de distance avec sa famille, elle s' épanouissait dans le carcan clanique) et de comportements contrastés (lui incapable de réserve amoureuse, elle très à cheval sur la retenue). 

             IL ÉTAIT EN TRAIN de craquer. Cela arrive assez habituellement quand l' une essaie de faire plier l' autre. En bon esprit religieux elle ne désespérait pas de le convertir tentant de le convaincre qu' il avait la foi sans le savoir.

               Ne les voyant ensemble qu' COURT MOMENT,  j'ai l' impression qu' elle était spontanément autoritaire : il l' appelait plaisamment : mon kaiser. Au fond, ils ne partageaient que l'intelligence et l' humour. Trop peu pour faire la pérennité d' un couple.

lundi 4 juillet 2016

POUR EN FINIR

         VOUS SAVEZ TOUS qui je suis et ce dont je me réclame; cela n' a d' ailleurs qu' une importance relative. Mais  certains veulent faire,  y compris se déclarant communistes,  de la candidature Mélenchon le centre de la vie politique. Cela ne saurait m' étonner. Il y a dans ma famille d' idées une vieille tradition de suivisme.

               POUR MA PART,  je n' ai jamais eu la pratique du ralliement et de la discipline.

              JE PRÉCISE DÈS LE DÉPART, parce que j' ai été dès premiers dans le Parti à me prononcer en 2011 pour la candidature JLM de rassemblement. J' ai désapprouvé l' accord municipal à Paris pour des raisons d' exemplarité politique, alors que je n' avais jamais été jusque là hostile par principe à des accords avec des socialistes locaux. La gouvernance deshollande a réglé la question.

              Mais la CANDIDATURE MÉLENCHON 2017 est le CONTRAIRE de sa candidature 2012. Je ne développe pas : tous les esprits un peu lucides le voient. Ce qui m'inquiète le plus n'est pas le comportement du personnage,  nous savons qui il est surtout livré à lui-même, ce qui me sidère  c' est la sorte d' abandon de ses partisans à sa personne. Leur argument essentiel est : " en voyez - vous un autre ?"  Sous - entendu   " Dieu est unique ". Ils attendent quoi ?  Que je leur livre un nom ? Alors que je refuse de m' inscrire dans le théâtre présidentialiste à droite comme à gauche, flatté par l' ensemble des médias. Une resucée gaullienne - candidature  "hors" parti !  Charles disait  "au-dessus" mais c' était Charles !!!  Il est mort et la V° avec.

             AVANT que la gauche  de contestation et transformation sociales ne disparaisse de nos institutions, comme ailleurs en Europe, reprenons raison et construisons un rassemblement avec les restes de l' écologie politique, des socialistes un peu mal avec eux-mêmes, des communistes qui prônent l' obédience à JLM à force de souplesse partidaire et d' alliance électorale avec le PS il n' y a pas très très longtemps, faute de mieux....

                   EN L' ATTENTE, moi, en 2017, je garderai mon LIBRE ARBITRE.