J' imaginais dans une de ces maisons, une petite société, autour d' une ex-comtesse russe, aussi fripée que la révolution d' octobre par les rides du stalinisme, bien qu' elle se soit exilée - pas de la contemplation d' elle-même! - de Russie.... avant 17 ? Non... ce n' est pas possible... Je la vois comme une femme d' une soixantaine d' années... Ce sont ses Russes " blancs " de parents qui sont venus en France où elle est née... Cette grande maison lui vient de son mari, un industriel tombé amoureux de cette jadis belle fille russe... avant de mourir poliment, à un âge raisonnable....
Avec elle, un histrion, un violoneux, elle à peu près pianiste, et ses deux bouffons, l' un plus jeune, impossible gigolo, l' autre plus âgé, approximatif écrivain, promenant sa suffisante con-descendence dans l' entourage de Madame en se présentant comme son con-fident...
LÀ, J' AI MON CASTING mais... au-delà, je ne vois guère quel type de roman je pourrais écrire. Un récit à la Sagan : ce qu' on se fait ch.... mais que c' est bon ?! Avec les éternelles répétitions de la sonate pour piano et violon de Beethoven, le Printemps, par le duo, ou les lectures théâtrales de poètes si possible inconnus, sans parler des aphorismes prétendus libertins et voulus supérieurs du semblant d' écrivain. Pour un peu pimenter le tout, on peut s' inventer, derrière les rideaux, un improbable amant, pas trop rebuté par la décrépitude... Et, MADAME, de son trône venu d' une maison seigneuriale en faillite, régnant avec un appétit inquiet d' être admirée et une tyrannie sourcilleuse, bien digne de son pays d' origine...
Au fond, ça peut tenir comme roman. La Russe, le violon, les ratés... entre Chagall et Tchekov (en moins distingué). Et ma VERDURINOVA... Et là, je suis piteux... Car je voulais être Proust ou rien... Et je suis ...rien !
JE NE L' ÉCRIRAI PAS MON ROMAN...
Quel malheur de ne pas avoir de talent littéraire !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire