jeudi 30 juillet 2015

MYSTERE DU NIL

Villefranche-sur-mer l' été, c' est Byzance, Babylone ou, mieux la Memphis antique.

Ce jour, j' ai déjeuné à trois pas d' une déesse égyptienne, une splendeur de 20 ans, la fille de Pharaon. Ai rarement vu visage d' une telle pureté. Des yeux en amande, grands comme ceux des sarcophages de parade,  avec des pupilles d' un noir grisé à la lumière d' étoile jusqu' en plein midi. Entre ses lèvres sans fin, des trésors d' ivoire immaculé reprenant le blanc de l' oeil. Et pendant tout le repas, le mutisme souriant et profond de qui a entrevu les vérités célestes. Une suivante d' Isis descendue sur la rade.

Et moi, le nez dans mon pan-bagnat, j' avais sous les yeux la divinité féminine !

Une femme pareille, on ne peut l' aimer !   Au plus,   allumer des cierges  ou  brûler de l' encens à ses pieds.

Je prie les dieux pour qu' elle soit heureuse.

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