vendredi 9 décembre 2016

JE PRENDS CONGÉ

       Une de ces bonnes idées qu' a parfois la vie  ( pour peu qu' on l' y aide )  m' offre toutes raisons très convaincantes de mettre quelque distance avec la politique et mon engagement. La situation créée par les présidentielles y contribue pour sa part  - au demeurant infime.

       J' ai, plus d' une fois, pointé les retards historiques de notre monde politicien : personnalisation de la vie publique autour des grandes gueules providentielles et charismatiques qui ont toutes leur lot d' admirateurs, présidentialisme et électoralisme exacerbés qui font que, en ou hors primaires les démarches ne sont que parallèles,  luttes des castes internes dans les organisations. Tout ce qui "fait très XX° siècle" comme dirait Benoît Hamon.

       En vérité, notre démocratie délégataire,  remise à des professionnel(le)s  ( " la politique est un métier "  Michel Rocard ) atteint ses limites.

       Et tous ses travers ne répondent pas à ma conception du politique.

       À quoi bon changer de république ?  Comme disait Charles Pasqua  (dont on devine que c' est un de mes maîtres à penser  !!! ) : " Les institutions ne valent que ce que valent ceux qui les servent ". Il faut changer les serviteurs!

       Voila pourquoi JE DÉPOSE CONGÉ. À titre momentané ou définitif ?  L' Histoire  - si tant est que la majuscule convienne à ses acteurs actuels -  me le dira .

        En attendant comme le dit un ami FB : " c' est parce que je suis communiste, marxiste que je ne voterai pas Mélenchon ".  Mais en tant que citoyen  "seulement", je ne vois pour qui je vais voter d' autre.

        Peut-être voterai-je pour le candidat Blanc ?!

     

lundi 5 décembre 2016

RÊVE EXOTIQUE (poème)

AU CREUX DES DUNES

Le corps de la belle Sulamnite est une étendue de dunes où Jonachaan, le pâtre, adore s' égarer. Ramper, rouler sur elles dans les éclaboussures de soleil. Se laisser glisser dans leurs pentes jusqu' au bas. Sous le palmier, dans l' ombre du creux où le jeune assoiffé trouve la source qui va le désaltérer. Et, suprême délectation, Jochanaan,  pâmé par l' élixir des dieux, s' enivre de l' enchantement des sens.....

mardi 22 novembre 2016

LES GAUCHES LES PLUS BÊTES DU MONDE !

       Je m' étais promis de ne plus m' intéresser à la présidentielle 2O17.

     Je ne peux tenir ma promesse parce que le spectacle offert m' est par trop insupportable. Aussi bien à droite qu' à gauche. J' ai respecté longtemps l' ÉLECTION, souveraineté des souverains, mais je ne crois plus guère en sa légitimité, surtout pour la présidentielle. L' élection aujourd' hui n' est que la mutilation de la souveraineté populaire, plus qu' elle ne l' a peut-être jamais été : primaires, sondages, manipulations médiatiques, personnalisation du débat politique... La foire au trône de la V°  République.

       Tout m' incite à penser que, décidément, la seule solution est dans la RÉVOLUTION. Au sens de cette définition, qui ne me quitte pas, de Hugo : " Une révolution est un retour du factice au réel ". Le désolant est que les conditions ne sont, à l'évidence, pas réunies. Notre société bande à droite !!!!! Avec Valls et Macron on ne va pas manquer l' éjaculation !

   PASSONS SUR LA DROITE (encore qu 'il peut y avoir plus agréable !) Un aréopage de belphégors de l' ultra - libéralisme, dont la seule croyance est que le but ultime d' une société est de rendre les riches plus riches. Le plus mort - vivant de tous a été sacré par la primaire.

      PASSONS SUR LA GAUCHE,  par abus de langage, SOCIALISTE. Après Mitterrand et Jospin,  
Hollande a rempli son rôle historique : faire la courte échelle à la droite la plus à droite. Lui, en en plus, il lui a mis le pied sur le premier échelon !


   ATTARDONS - NOUS SUR LES GAUCHES que l' on définit d' alternative, radicale, de contestation, de transformation sociale, flopée de vocables qui prouve la difficulté à les définir ! Actuellement sur l' estrade, Mélenchon et la France insoumise. Moi, je n' ai jamais été un homme de religion... parfois de foi et, peut - être, quelque fois de mauvaise fois. Mais jamais dans l' adoration ou la célébration.

      RESTE MON PARTI. On m' y assomme d' invitations à voter Mélenchon en 2017. En particulier, de responsables très responsables et d' élus pour l' éternité. Au nom de la réal - politique électoraliste, ils prennent le ton de la leçon. J' ai envie de dire un peu populairement : pour qui ils se prennent ceux-là ? Moi, les leçons, j' en ai donné toute ma vie, le goût m' en ait passé!

      A la fin de ce mois, en interne ou en 2017 en institutionnel,  je sens qu' en l' isoloir, je, le citoyen souverain, vais renvoyer les seigneurs des gauches à leur tournoi et ne pas trier entre les droites!

      Il est de bon ton à présent de s' esbaudir sur le discrédit du politique et des partis politiques  Mais ce ne sont pas les partis; ce sont leurs personnels !


       


lundi 21 novembre 2016

ÉTRANGETÉS ?

   LES GENS SONT ÉTRANGES. Je pense aux votants de la primaire de droite. Ceux de droite sont moins étranges que ceux de gauche (il paraîtrait qu' il y en ait eu). Mais ensemble, ils ont  " chassé " Sarkosy pour le  " remplacer " par  LE  premier ministre de son quinquennat. Comme dans ces fêtes foraines, les stands où on décanille les grosses têtes. Le choix d' hier est moins politique que d' humeur à l' égard des acteurs de la fête ou du loft : la politique est entrée dans le domaine de la  télé - réalité !

    Remarquez que je dis : les gens,  et PAS LE PEUPLE.  Le peuple souverain, lui,  décidera en 2017. 
De nos jours, la référence au peuple, sa  " confiscation " par les clans politiques, est devenu une figure obligée de la rhétorique politique.  Sur le modèle,  jadis, de  " Le Pen Le peuple ". Aujourd' hui, apparemment, notre pays en comporte plusieurs!

    Mais LES GENS NE SONT PAS COMPLÈTEMENT ÉTRANGES.  En particulier, ces votants de droite dont j' ai parlés.   " Leurs "  candidats développaient la vulgate ultra - libérale qu'ils ressassent depuis des années. Les figurants de la primaire ont mis en tête de la droite décomplexée le plus libéral-réactionnaire de tous. Celui qui,  par exemple,  dans la suppression de fonctionnaires est prêt à faire le plus grand nombre de victimes parmi les soignants, les enseignants, les policiers, les assistants sociaux.... Electeurs et candidats partagent au moins ceci : l' entêtement obstiné !

    L' éliminé du premier tour a commis une erreur, me semble - t - il.  Centrer (si on peut user du mot pour Sarko) ses propos sur les questions d' immigration, d' identité nationale...  Il est resté le Canada Dry  de Marine Le Pen. De plus, on a beau être Français de droite ou Français de gauche, on diverge sur les explications et les solutions mais on n' en voit pas moins les réalités pour ce qu' elles sont. Et les priorités.
   
    J' attends avec curiosité pour le second tour de la Présidentielle, les débats Fillon / Le Pen. Sur les questions de société ou, paraît - il, V. Poutine, on risque fort, pour adapter une formule de Voltaire, de voir peser des chiures de mouches dans une toile d' araignée.  Mais, pour la politique sociale, vous verrez,  il y aura une candidate de gauche.

    Il en faudra bien une !!!!!!


lundi 14 novembre 2016

A É R O N S ....CAMARADES !

      AÉRONS !  DÉSINFECTONS !
      Je suis pour la salubrité publique : quand l' air est vicié, il faut prendre des mesures.
      Cette dégénérescence de la V° (j' ai de la gène à écrire  : république) est pestilentielle !  TOUS ces ambitieux,  leurs prétentions en bandoulière,   et la soumission de leurs troupes,  ça vous a un avant - goût sinon de dictature,  en tout cas d' autoritarisme,  que prépare l' actuel état d' urgence et que laisse poindre la poussée prévisible  des droites décomplexées et dédiabolisées. 
      Face à cette situation,  le débat est lourd de miasmes.
      L' adhésion inconditionnelle aux meneurs de troupes, outre son aspect du siècle dernier, justifie la surdité à l' autre, les procès d' intention, cette foi qui n' est jamais aussi mauvaise qu' en politique. Et  dans le même camp voire la même formation  :  les chapelles ne sentent pas l' encens!
      Et,  bien sûr,  ceux qui injurient dénoncent les insultes chez les autres. Traiter ses adversaires ou (ex-)partenaires de dégoutants et les citoyens, fussent - ils abstentionnistes, de dégoûtés ne sont évidemment pas des insultes pour qui vous suit!
     Ce n' est pas ainsi que le système délégataire sauvera son existence. Sur le jurement : je suis aujourd' hui ce que je ne serai plus demain ! 

vendredi 11 novembre 2016

11 NOVEMBRE : IN MEMORIAM !

      EN MÉMOIRE des malheureux sacrifiés aux rivalités nationalistes, aux ambitions coloniales, aux intérêts militaristes. L ' armistice 18 est  "célébrée" avec la mémoire des attentats islamistes de 13. Vous voyez la subtilité de la  "coïncidence" des deux commémorations ?  C' est du méli - mélo socialiste par excellence ! La confusion idéologique et politique portée à la  "perfection" !  Sur fond d' élection de Trump,  ça vous a un petit air de nous-qu'on-est-des républicains-et-des-progressistes ! Larme !

      ALORS QUE L' ÉLECTION de Trump énormément prouve que le capitalisme, ses intérêts fondamentaux et ses intéressés ont fait leur choix, avec la complicité des petits blancs et verts de gris des Etats - Unis, de Hongrie, de Pologne, d' Autriche, de Turquie ET d' ailleurs..... tous les catho-islamo-gogos ! Humiliés de tous les pays unissez - vous !  Comme vous n' êtes politiquement, économiquement et socialement RIEN,  prenez votre revanche dans le vote anti-système comme disent les sous-Qi  du système médiatique occidental !  Au nom de votre IDENTITÉ SUPÉRIEURE 
.... à toutes les autres. Enfin, vous sentir quelque chose !

     Ne croyez pas que je vous accable vous tous.  Parce que ceux qui vous spolient dans les grandes largeurs, vous désarment par la propagande que déversent leurs employés journalistiques dans leurs fabriques médiatiques.

    Qui plus est,  QUI AVEZ VOUS pour vous défendre ?  Quels intellectuels jouent aujourd' hui le rôle de libération, d' émancipation qu ' ont pu jouer les Voltaire, Zola, Sartre....... La mode est à la    pensée la plus rétrograde qu' on puisse trouver : avortement, peine de mort....  donnent lieu   à        des  
tonneaux d' immondices.  Un seul exemple : le "mariage pour tous", mijoté par des socialistes en chasse de cachet de "gauche". Allier le libérateur "pour tous" au concept médiéval de "mariage" qui  n' est qu' un sacrement (religieux). Bravo les laïques ! Jospin, lui, avait eu l' intuition du Pacs mais n' a pas eu le courage (?) politique de le pousser jusqu'au bout : le contrat civil forme unique de lien social entre personnes. Mais si vous trouvez un socialiste apte au courage politique vous me le signalez !

      Citoyens,  QUI AVEZ VOUS À GAUCHE pour vous libérer ?  Il y en a qui vous propose de vous "insoumettre" en suivant le grand timonier du lieu !  En fait, il participe à la foire exposition actuelle d' une démocratie délégataire en  manque de souffle d' innovation.  Laisser les morts enterrer les morts ?  Il faut se méfier des pompes funèbres !



   La question aujourd' hui n' est pas celle de parti(s) révolutionnaire(s) mais D' UN PEUPLE RÉVOLUTIONNAIRE !  Un ou des partis peuvent le faire naître mais ils peuvent aussi très vite l' avorter !

   
      

jeudi 10 novembre 2016

DERNIÈRE PRISE DE POSITION

      UNE DES "IDÉES" qui m'ont le plus laissé béant après l' élection de Trump, c' est l' acte de foi : "Sanders", lui, aurait battu le nouvel élu. Au mieux voeu pieux. Beaucoup du côté de la  " France insoumise " qui ne l' est plus devant son Seigneur !  C' est que, vous comprenez : Sanders c' est Mélenchon et Mélenchon c' est Sanders. Naïveté de la foi ! Dérisoire ! Le vrai est que les pays occidentaux sont gagnés par l'aigreur de leurs classes moyennes, très moyennes... et que cela favorise ce qu' on appelle " populismes " qui ne sont que démagogie et manipulation. Et que les partis d' extrême droite redeviennent partis de gouvernement.... 

Ce que manifeste Trump est que l' avenir de la politique est aux  "grandes gueules"....même de gauche... Ça ne me fait pas b.....! LES PEUPLES QUI  BATTENT DES MAINS ne sont pas de mon idéal! Rocard parlait de "métier", là ce sont ceux du cirque, la noblesse en moins. Je le redis, parce que je l' ai déjà noté : notre démocratie de délégation est globalement en faillite. Et quant à mon Parti, il est toujours incapable de faire la mesure entre son utilité institutionnelle et sa nécessité révolutionnaire. Le comportement de divers élus communistes, aux trousses de JLM, pour conserver leur élection (après l' avoir été aux basques du P.S.) m' indispose totalement !  En tant que militant de base, j' ai ma dignité !  j' aimerais bien que l' on respecte mon temps de décision avant que les seigneurs édictent la leur.

EN VÉRITÉ, aujourd' hui, JE SUIS A BOUT DE PATIENCE ! Ou la gauche alternative fait efforts réciproques où je m' en vais ! Je ne quitte pas seulement mon Parti  (je l'  ai déjà fait en d' autres temps !) ce qui n' est pas le coeur de la question. Où j' arrête toute implication politique. Dans d' autres domaines, j' ai déjà beaucoup perdu du de temps de ma vie. Je ne vais pas en rajouter un autre !

JE REGRETTE que l' hypothèse 3 (pas de candidat) ait brusquement disparu. Mon vote dépendra beaucoup du candidat présenté. Quant à Melenchon, je dis qu' il est à ce stade exclu que je vote pour lui ....à moins que l' animal ne bouge une oreille ! 



dimanche 6 novembre 2016

FAUT - IL ENCORE FAIRE DE LA POLITIQUE ?

LA SITUATION POLITIQUE PROVOQUE EN MOI UNE INCOMMENSURABLE LASSITUDE.

Après l' auto - destruction du Communisme en Europe,  ses  " adaptations " chinoise et asiatiques, le CAPITALISME a bien bouclé son affaire !  Il suffit,  pour le conclure,  d' assister aux piètres représentations des primaires américaine et française et de leurs acteurs. Orchestrées par les médias internationaux, les épreuves entre professionnels du théâtre d' ombre politicien le manifestent éhontément. Le débat politique est d' abord tournoi d' égos surdimensionnés, égaux dans la considération de leur importance.  Et leur débat,  sous la pression médiatique,  tourne atour de leurs disputes clochemerlesques,  joue malsainement de l' obsession sécuritaire  (merci le terrorisme !), de la peur de l' arrivant,  du mépris des pauvres et de l' anathème de l' État quand il les défend ! 

L' incapacité des forces anti - libérales et anti - capitalistes à opposer un mur commun, à ces agressions du capital commencent à me LASSER considérablement.

Le déroulement de la pré - campagne présidentielle me LASSE tout autant. Nous sommes début XXI° siècle mais ne sommes pas sortis du XX°. Sans parler des candidats de droite qui,  eux,  nous renvoient directement au XIX°,  je reste pantois devant les comportements qui entourent Mélenchon et marquent sa campagne. Il se conduit comme un promoteur capitaliste qui commence par tout détruire de l' ancien pour rebâtir du  " neuf ".  Dans le passé, il ne fait table rase que du passé ouvrier, et surtout de sa part communiste. Les arguments essentiels de la France soumise, fort écoutée par les média,  à son héros me sont tout à fait extérieurs. Depuis que j' ai rompu avec le catholicisme de mon adolescence, je ne pratique plus la foi, surtout politique, ne serait-ce que parce qu' on a éprouvé, précisément au XX° siècle,  ce que pouvait apporter en illusions (et j' en resterai là) la foi politique. Je préfère l'analyse rationnelle et l' échange critique.

Enfin, me LASSENT de plus en plus les conditions et nature des débats au sein de mon Parti. Sur la Présidentielle 2017, il était largement commandé par des considérations internes : elles n' ont pas d' intérêt pour moi qui n' ai jamais approché les cercles dirigeants (comme on dit), dirigées contre la direction et le secrétaire, habitude démocratique qui aurait pu être judicieusement cultivée plus tôt dans le parti. Nous avons moins parlé de politique générale et de ses enjeux que de contrainte électorale entre ceux qui, avant même l' aurore, ont milité pour le vote JLM et ceux qui ne voient toujours pas que le crépuscule est tombé. Je souhaite,  avant de me LASSER davantage,  que TOUS les Communistes vont, au mois de novembre, achever et clore les débats dans la sérénité et la fermeté.

À VRAI DIRE, à force d' être LAS, là, je sens que je ne vais pas tarder à me DÉLASSER ...ailleurs.

Et je ne donnerai pas l' adresse.
.  

vendredi 4 novembre 2016

SOUTIEN

La nouvelle est tombée : Pierre Laurent, secrétaire national du P.C.F., invite ses camarades au  " SOUTIEN " de la CANDIDATURE Mélenchon, en 2017. Peu nombreux seront ceux qui salueront la réserve et le sens des responsabilités de l' homme politique cible des attaques, souvent méprisantes ou insultantes, des partisans de celui qu' il appelle aujourd' hui à soutenir. Depuis des semaines, au nom de la manipulation :  "Tout sauf Mélenchon!"  de la part des  zélotes,  on a prêté à Pierre au gré de ses rencontres sa sympathie pour Hulot, Duflot, Montebourg... ce pauvre homme n' aurait jamais dû quitter son bureau !  " Tout sauf Mélenchon "!. ALORS qu' il a TOUJOURS dit que l' hypothèse Mélenchon était des possibilités du  P. C.F.  Avec plus de mérite que,  dans l' Histoire, Mélenchon ne restera jamais qu' une hypothèse  (mais ça ne sera pas le premier!).

Non... la plupart ne reconnaîtront pas la raison et la maîtrise d' analyse de Pierre Laurent. Ils parleront de revirement, de palinodie, d' absence de vision.... y compris parmi ses camarades. Quelques remarques pour ceux qui prennent déjà cette proposition pour soumission :  - elle est d' abord constat, du REFUS DU RASSEMBLEMENT par les forces d' opposition au social et à l' ultra libéralismes;  - elle est ensuite mesure conservatoire, pas seulement pour le Parti (qui n' a effectivement aucun intérêt à en rajouter au dernier score de Marie-George Buffet) mais pour la gauche anti-libérale et anti-capitaliste, y compris pour les candidatures de tradition (j' allais dire de routine) du N.P.A. ou de L.O. Nous avons tous intérêt à ce qu' une expression de cette gauche-là atteigne le meilleur score possible, apparemment promis par les enquêtes d' opinion.

Mais mon adhésion s' arrête là.

Y compris à l' égard de la proposition de mon secrétaire national. Pour moi, il n' y aura pas de nouveau 2012.  J' ai dit sur FB que la prise de service de notables communistes,  tous titres dehors, maires de quelque part ou élus d' ailleurs, responsables en place,  râclant le terrain électoral pour JLM  (et pour eux), n' aurait aucune influence sur mes votes,  aussi bien dans le Parti que dans l' urne. J' attends les débats d' ici fin novembre pour arrêter ma propre décision. On ne me met pas en transe dans la frénésie médiatico-politique.

Il demeure que la catastrophe annoncée pour les idées solidaires, humanistes, progressistes et révolutionnaires en 2017 dans ce pays, vont peut-être dans mon Parti créer les (régrettables) conditions d' une prise de conscience pour un éclaircissement (faire la clarté et nous sommes dans la pénombre!) des rapports complexes d' un parti révolutionnaire avec les institutions en place, sur l' épuisement de la démocratie délégataire et du retour du peuple à la souveraineté.


mardi 1 novembre 2016

DÉCADENCE

        Dans l' Histoire, il est des régimes qui restent indéfiniment associés à l' idée de décadence.
       Dans la fin de la V° déliquescente,  la présidence Hollande sera de ceux-là. D' abord parce  que son grand projet politique n' a pas pleinement abouti : la transformation du Parti Socialiste en parti démocrate mode U.S.,  complètement gagné au libéralisme officiel et patenté,  ne se révèle pas une réussite incontestée,  dans l' unanimisme des membres et de l' électorat socialistes. Ensuite, parce qu' elle a abîmé la respectabilité, et par conséquent la légitimité de l' État, entraînée il est vrai par la déficience morale et intellectuelle du personnel politique ordinaire. L' État est devenu un marécage où s' affrontent les crocodiles aux appétits carnassiers. Dernier exemple : la voracité anti-deshollande de son premier ministre. Enfin, le Président et ses ministres des Affaires dites étrangères ont vidé la politique extérieure de la France de tout contenu sinon d' adhérence obscène à l' hégémonie américaine.
       Dans ces conditions, l' issue de la présidentielle est un désastre annoncé.
     Il faut dire que les candidatures moi-que-je-suis-le-meilleur ont maintenu la pré-campagne à un niveau déplorable. Mais à quoi sert de pleurer?  Pourquoi entretenir la désespérance ?  La médiocrité du débat et le dérisoire des postures ne sont que le révélateur de la nécessaire et véritable révolution, telle que l' entendait Hugo : " le retour du factice au réel ".  La pseudo " révolution citoyenne "  sous l' inspiration du  " conducator " du cru ne peut être qu' une illusion politique de plus !
       La seule question est : où est le peuple ?
      Cette pré-présidentielle  est marquée (est-ce le terme?) par la pauvreté de la controverse politique (est-ce  là aussi le terme?) au profit de la profusion dans l' excroissance de l' aventure personnelle dont les médias se délectent. À droite, la similarité des programmes, appesantie par le fanatisme ultra-libéral, fait que les pré-candidats n' ont d' autre argument que  "moi-j'ai-pas-le-contraire-de-l'air-
de-l' autre-non?". Les différences du dérisoire. Mais à gauche prétend s' épanouir, se dilater la candidature du héros providentiel, l' homme par qui tout advient ?  En politique également notre époque est au retour du religieux !
     Quant à mon Parti,  depuis des semaines, des membres et militants, et pas des moindres, méprisant les procédures légales en son sein, m' incitent à rallier et voter Mélenchon incessamment, immédiatement et peut-être même avant !  Moi je ne cours pas après les précipitations médiatico-machiavélo-politiques. Je comprends leur préoccupation et la respecte : celle de la sauvegarde du Parti, au travers d' une forme nouvelle de la réal -politique.
      J' achève ce texte le jour de la Fête des Morts dont beaucoup voudraient qu' elle devienne celle du P.C.F..
       Mais sa supériorité sur le Nazaréen est que, lui, a ressuscité plus d' une fois. 

mardi 25 octobre 2016

PETIT HISTORIQUE À L' ÉGARD DES OUBLIEUX.

Le rassemblement et l' unité sont dans les gènes politiques des Communistes et du Parti Communiste Français.  En 1934 / 36  - déjà - contre le danger fasciste,  dans la Résistance et la Libération,  pour l' Union de la Gauche dans les années 80,  avec la Gauche Plurielle plus tard.  Unités déçues  - sans-doute fausses dès le début - : de la non-intervention en Espagne en passant par l' abdication mitterrandienne de 83  jusqu' aux privatisations jospi...quoi ? ( ce dont rêvait Juppé ....). Mais avec quelques grandes conquêtes : congés payés, assurances puis sécurité sociales, Programme de la Résistance,  certes social-démocrate,  sous la pression timorée des socialistes notamment, mais offrant des avancées sociales décisives....  Bon... je sais que les faux-pas peuvent être dus à l' inquiétude des partenaires devant la volonté du PCF de prendre la direction de ces rassemblements comme en 2007 la déclaration préalable et autoritaire de M. G. Buffet sur sa candidature (dont j' ai considéré pourtant qu' elle était la candidate naturelle des anti-libéraux). 

L' évolution du Front de gauche a porté ces marques-là.

Après le désastre général de 2007,  sauf pour ceux qui ont considéré l' avantage de Besancenot sur Buffet comme la promesse d' avenir,  le lancement du FRONT DE GAUCHE par Buffet-Melenchon-Picquet offrait une ouverture.  Mais c' était encore une construction de  " sommet " !  Tare d' origine !
Et l' illusion n' a pas été longue.  Le Front a échoué sur son incapacité à faire place aux  "hors partis" y compris chez ceux qui jouent là-dessus aujourd' hui autour de Mélenchon.  Le résultat à été immédiat : la structure est restée ce qu' on avait connu déjà,  à savoir un cartel de partis en rivalité excitée par les ambitions personnelles.  La rupture cruciale a été la Municipale à Paris, avec un accord PC/PS/EE que j' ai regretté en son temps comme je n' ai eu aucune illusion sur l' alliance  "révolutionnaire" PG/EE à Grenoble.  Les partis prenants et leurs adhérents les avaient entérinés : on ne peut ignorer la démocratie interne des composantes en la voulant pour l' ensemble !

Le Front de Gauche est donc mort à moins de s' auto-dissoudre dans la "France insoumise" (à qui? à quoi?) : ce n' est plus du rassemblement c' est du Canossa électoral !

Tout ceci ne fait pas l' unité. Le contenu multipolaire de la pré-campagne est anti-unitaire. C' est le résultat obligé des primaires qu' on s'y range ou pas. Les partisans de JLM le voient au second tour : avec les suffrages de ceux qu' ils auront injuriés jusqu' au premier tour ?  Certaines déclarations de Jean-Luc ont été elles-mêmes quelque peu forcées. Mais de multiples propos de ses zélotes sur Pierre Laurent ont relevé purement et simplement de l' insulte. Preuve que pour certains l' élection présidentielle n' est même plus le sujet !  Nouvel épisode de l' union désunie ?  Se rappeler que ceux qui gagnent l' épreuve de force aux qualifications ne sont pas forcément ceux qui ont raison dans la phase finale !

Quant à mon parti, je suis assez CONSTERNÉ de constater que la perversion ultime d' une constitution, qu' il fut le seul en 1958 à refuser à gauche, donne lieu à un débat, lui-même perverti, à propos de la candidature, sur fond de contestation de sa direction : pratique très souhaitable que certains auraient pu appliquer plus tôt dans des conditions moins douteuses.  Je comprends très bien moi qui n' ai jamais été candidat du Parti que dans le cadre FDG,  le souci de la représentation parlementaire des nôtres, mais est-ce dans le fourre-tout législatif mélenchonnien que nous allons l' assurer ?  Et surtout lui donner sens.

J' ai le pressentiment que je vais pouvoir bientôt rédiger un petit historique des occasions manquées de la gauche ! 

dimanche 23 octobre 2016

FAILLITE À GAUCHE

Dans le  " foutoir "  autour de la présidentielle à venir,  depuis des semaines, la situation la plus pitoyable est celle DES gauches. Ne perdons pas de temps avec la gouvernementale. Le Parti Socialiste va, en 2017, accomplir une de ses missions récurrentes : ramener au pouvoir une droite encore plus dure, anti - sociale et réactionnaire que celle qu' elle avait battue.

N' ayant jamais participé,  même de loin,  de cette gauche - là,  je suis autrement préoccupé par l' état actuel de la gauche de gauche. Le spectacle qu' elle offre révèle,  une fois de plus,  son impuissance à exorciser ses démons intérieurs et historiques. Où que j' oriente le regard,  dans ses  " quartiers parti daires"  et entre ses  " chefs de casernes ",  je suis au bord de l' exaspération : les uns et les autres trahissent,  " d' un régiment à l'autre ",  la fameuse ambition de  " faire la politique autrement ".  Leur campagne est d' un piètre niveau,  à stimuler les lacrymales !

Parce que la V° République,  elle, sécrète l' ambition perso - présidentielle  - à moins que ce ne soit pour honorer l' héritage bolchévique - certains cercles consacrent à la divinisation de l' égo, dans la tradition du culte de la personnalité, de l' élite omnisciente et des avant-gardes éclairées, des lendemains en chantant... Que les hommes qui tombent à pic se bousculent à droite c' est dans la nature des choses dont on sait qu' elles sont ce qu' elles sont. Mais que,  pour certains à gauche,  ce soit la candidature préalablement unique et universelle qui constitue l' essentiel de l' enjeu pour 2017  est contre-nature et désespère de la capacité des courants originels des gauches à représenter quelque perspective profonde de renversement de l' ordre établi.

Je suis sidéré !  Alors que l' Europe est destinée aux blocs des droites extrêmes et extrêmes droites,  les gauches de contestation et de transformation de la société se perdent dans l' exercice ludique du rapport de force multidimensionnel et permanent.  Et les principes  du débat sont : déclarer inaudible ce qu' on ne veut pas entendre,  entretenir le procès d' intention au-delà des mises-au-point des intéressés,  ressasser les clichés sur les concurrents proclamés tels,  traiter de la question politique globale au prisme des conflits internes à son propre parti... Autant de constrictions d' un vrai débat démocratique.  C' est créer de facto les conditions de la division et de l' échec collectif.

La grande illusion de la solution providentielle au travers du tribun,  de l' homme incontournable... parce qu' on y  ...croit,  assortie de la logomachie révolutionnaire de tradition, porte les grisailles des lendemains.

Que Mélenchon se peaufine un destin à la Bayrou de Gauche,  que le PCF se noie une fois de plus dans le marais présidentialiste,  au comble de sa perversion,  en s' abandonnant à une candidature empruntée ou du sérail,  que les extrêmes-gauches s' obstinent aux délices minoritaires... qui prétendra répondre aux dangers du temps (répression du syndicalisme,  retours des idées sociétales rétrogrades, autoritarisme retors... ) et aux angoisses des gens (chômage, précarité, destruction du droit du travail, exclusions...) ?

                 

samedi 15 octobre 2016

DÉSOLATION

JE CRAINS de me répéter. Ce pays traverse une situation politique, plus grave peut - être que celle de la Libération, de la guerre d' Algérie et de l' instauration de la V° République. Là,  nous sommes en fin de cycle, y compris chez ceux qui vaticinent sur la VI° alors que le grand cirque de divers égos providentiels pour la présidentielle représente l' apogée de la V°. Mais les apogées précèdent les catastrophes. Cette pré - campagne pour 2017 marque la décadence définitive de la démocratie de délégation,  même si elle ne s' abime pas dans l' effrayante clownerie de la campagne américaine. Comme le disait Charles Pasqua, expert en la matière : " les institutions ne valent que ce que valent ceux qui les servent ". Depuis quelques mois, nous sommes fixés. Ce ne sont pas les institutions qu' il faut changer, c' est le personnel politique.

Je passe, sans perdre de temps, sur les clones de la droite. Papiers collés des programmes pour un ultra-libéralisme névrosé. Retour au passé et surenchères sur-excités. Juppé passant pour le sage  raisonnable et bien sous tout rapport vissé sur la fin des 35 heures, de l'ISF, l' allongement de la durée du travail, selon les traités européens,  comme quelque Sarko accro' à la réaction. 
Mais  " la gauche",  l' officielle, la gouvernementale, qui vient d' achever avec ce quinquennat sa mutation du P. S. en parti démocrate, rival du républicain, n' a plus rien à sauver non plus d' avenir à ce pays.  Et ce ne sont pas les absences de clarification quant à leur lien au parti qui vont donner quelque crédibilité aux socialistes frondeurs ou critiques.  A commencer par leur incapacité, dans la  foison des égos comme ailleurs, à présenter un front commun dans la déperdition de leur organisation.
Quant à la gauche de gauche,  elle peut se retrouver dans une situation pire que celle de 2007, où le souffle de la campagne unitaire contre le projet de traité européen a sans doute permis aux anti-libéraux émiettés  (déjà la floraison des égaux et l' enkystement dans l' esprit de parti) de retrouver une nouvelle vigueur à travers le Front de Gauche  (lui - même gagné par après par la récidive de la division). La perspective de la présidentielle 2017 n' est que le 3° acte de l' incapacité dans l' alternative de gauche à dépasser l' obsession du rapport de forces politicien. La pré-campagne 2017 est marquée,  dans cette gauche - là comme ailleurs par le battage des égos, dont le plus dévorant est bien connu; mais le débat qui la sépare n' est pas le soutien ou non à tel ou tel candidat : c' est le partage entre ceux qui, ayant admis l' incontournable victoire des droites en 2017, préparent déjà les reconstructions politiques du lendemain à leur profit, au prix de contorsions politiciennes risquées ou sans avenir; et, d' autre part, ceux qui continuent à tout faire pour que la gauche radicale pèse du plus grand poids possible dans l' avenir du pays et l' intérêt des Français au travers d' un rassemblement qui ne soit ni soumission à qui que ce soit ni compromission sur quoi que ce soit.

Membre militant de mon Parti, je suivrai les procédures arrêtées par le dernier congrès pour ...arrêter la position du P.C.F. pour la présidentielle, afin d' ...arrêter la mienne, sans procès d' intention de principe à l'égard de ses directions ni sans naïveté. Illustration : on ne me fera pas le "coup" des années  80. Quand, après le conflit sur  "l' actualisation du programme commun",  un accord de raccro  fut salué par l' HUMANITE d' un tonitruant : " CA Y EST ! " (ou un illusoire : " ENFIN !).  On ne m' y reprendra pas deux fois !

samedi 1 octobre 2016

SOMMES - NOUS TOMBÉS SI BAS ?

La très précoce et déjà interminable pré-campagne présidentielle trahit l' état d' enfoncement intellectuel,  politique de notre société et de notre pays. Alors que le divorce entre les Français, qui n' imaginent même plus être citoyens c'est-à-dire souverains,  et leurs  " factotums " (Robespierre ),  le mépris à l' encontre des notables politiques, n' ont jamais été aussi profonds, nous assistons à la triste comédie des primaires d' importation U.S. et/ou des aventures solitaires, évidemment providentielles. La foule des candidats au permis de gouverner. Un permis qui, apparemment, ne permet pas grand chose puisqu ' une fois élu, le désigné par ceux qu' il a trompés découvre miraculeusement qu' il n' avait pas mesuré l' abominable bilan du prédécesseur,  que l' État ne peut pas tout, que les lois de l' économie sont universelles et indépassables et qu' il n' a le choix qu' entre le ni et le ni ! À se demander pourquoi ils se font élire !   

Faites le listing des candidats aux diverses primaires ou des candidats isolés, prêcheurs qui ne sont là que pour prêcher, vous ne trouverez que des amis  / ennemis de plus ou moins 30 ans,  et quand ils n' ont pas hanté les couloirs et congrès politiques, ont lustré les sièges des conseils d' administration de la banque et de l' industrie. Vous devinez qui sert ce petit personnel politicien ! Après la Pologne, la Hongrie, l' Autriche, bientôt la France ? L' accès au pouvoir des droites décomplexées, extrêmes est préparé par une régression intellectuelle, culturelle et démocratique qui ne fera que s' accentuer dans leur exercice du pouvoir. On nous avait assuré que les mairies F. N. sauraient se tenir jusqu' à la présidentielle. Elles n' ont pas tenu longtemps : elles pratiquent toutes une gestion pour les petits blancs catholiques, mode Béziers. Les gauches de gauche sont en train de perdre la bataille idéologique et morale.

Précisément, que font - elles ces gauches - là?  Elles sont ailleurs !  "Hors"  comme dit l' autre. Celles qui devaient faire la  révolution citoyenne, leurs pratiques relèvent de l' acte de foi,  "fanatisme"  abandonné au grand leader. Dans ce domaine, la droite atteint les sommets. Le triomphe du moi, je.... moi, moi.... moi dis-je et c' est assez!

MON Parti ? Hélas ! Hélas ! Hélas !  Il ressemble beaucoup aux autres ! Comme à chaque élection présidentielle, qui en vérité n' est pas son affaire,  il s' enferre dans son institutionnalisation, et traite un question de dimension nationale au travers d' équilibres, sinon de conflits, internes. Temps perdus ( par qui ? ) et dangereux.

Je croyais pourtant que c' était un des derniers lieux où l' on pouvait faire un peu de politique.

Nous avons jusqu' en novembre pour remonter !

mercredi 28 septembre 2016

INTERVENTION (avec quelques ajouts)

        ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES COMMUNISTES DE NICE DU 27 SEPTEMBRE 2016

   MON INTERVENTION  (un peu prolongée)

    Je dis tout de suite que,  ce soir,  je ne prononcerai pas d' appel à qui ou à quoi que ce soit. Simplement parce que je ne sais pas,  aujourd' hui,  ce que je ferai, dans l' état actuel des choses,  en 2017  (pas seulement  en politique) mais, en tout état de cause, à l' élection présidentielle. Pas pour me vautrer dans la volupté de l' indécision, pas plus que je ne cours après les emballements politico-médiatiques. Mais, parce que je manque d' un élément de décision qui m' importe, avant début novembre,  à savoir la position quant à la présidentielle, après débats internes et procédures décidées, des communistes et de leur parti (excusez du peu). A ce titre, le dernier Conseil national, ses délibérations et conclusions ne m' ont pas bouleversé. Les communistes sont face à trois options possibles face à la présidentielle, que le parcours des réseaux sociaux et des conversations particulières m' ont permis au préalable de dégager.

La première : depuis un certain temps, voter Mélenchon avant le vote , et d' abord celui des communistes; la seconde : proposer un candidat communiste  (plus récents,  les appels évidemment spontanés à une candidature Laurent, sans taire le revenez-y de Chassaigne, plus un ou deux que j' ai pu laisser passer). Et troisième option, minoritaire sans doute mais existante : la  NON - candidature.

Mélenchon. Je rappelle d' abord qu' avant 2012 j' ai été parmi les premiers dans le Parti, quand ça n'était pas encore bien porté,  à me prononcer pour la candidature Front de Gauche de Jean - Luc Mélenchon. Cela venait qu' auparavant, un matin que je me rasais (sans penser à la Présidence de la République !), j' avais entendu sur FranceInfo qu' il venait de quitter le P.S.. Et je m' étais dit : "tiens! la situation évolue..." Même si, par la suite, il n' a pas entraîné foule de responsables, élus, adhérents socialistes, la mise-sur-pied du Front de Gauche avec Piquet et Buffet m' a fait penser que la position qu' il avait prise le plaçait aux carrefour des organisations, tendances, sensibilités alternatives et qu' il était le mieux à même de porter leurs espoirs et leur projet partagé. Il a rempli son rôle.
Pour autant, je réfute le faux raisonnement qui voudrait que notre candidat en 2012, il le serait naturellement en 2017. D' abord, moi, le naturel en politique..... En 2007, j' ai cru que la candidature naturelle des anti-libéraux était celle de Marie-George buffet. On sait ce qu' il en est advenu !  Mais je crois être d 'une école politique qui pratique "l' analyse concrète des situations concrètes". Or le pronunciamento électoral de Mélenchon cette année (que beaucoup, y compris dans le parti, avait reproché à Buffet) substitue à la candidature de rassemblement une d' adhésion personnelle...(...) tous derrière le "premier de cordée" tel qu' il se définit....  - une image que l' âge interdisait sans doute à De Gaulle.... (...)

Je le dis calmement : tout ralliement sans condition à ce candidat... sans effort de sa part (simplement d' un peu de respect à l' égard de ses anciens alliés)... en somme, la soumission à l' insoumis, la rédition... qu' on ne compte pas sur moi,  ni pour la campagne ni, peut-être, pour le vote... Alors je sais bien que dans l' esprit de camarades partisans de cette candidature, il y'a une sorte de souci clinique, le dernier protocole thérapeutique avant la mort du Parti. (Éternelle prophétie !) La vie du Parti Communiste ne dépend que des communistes.... Faut-il pour autant envisager une candidature communiste?  Ma conviction n' est pas faite. Certains camarades qui,  pourtant dénoncent assidûment le piège de la présidentielle V°, nous poussent à chaque échéance dans une élection qui a scandé l' affaiblissement du Parti.  La question de fond est celle-ci : même si nous parvenons à conduire des discussions avec Mélenchon (et d' autres éventuels volontaires) sur un relevé de convergences de gouvernement, l' important est notre aptitude à proposer à la présidentielle   - candidat ou pas - et aux législatives, un programme de législature, un "second" Humain d' Abord complété en fonction de la situation nouvelle créée par la présidence Hollande, avec les propositions prioritaires d' urgences sociales, mais appuyé sur un vision claire de la société que nous voulons pour le devenir du pays et du monde... (...)


AJOUT PROVISOIREMENT CONCLUSIF
Dans les régressions, sociales, intellectuelles, morales que subit ce pays la pré-campagne présidentielle ajoute la régression politique à son plus piètre niveau.  Apothéose du providentialisme à droite comme à gauche :  le candidat bleu ou rouge est LE SEUL qui... CELUI qui va.... Tout ça peut faire que c' est le candidat BLANC qui l' emporte ! Au-delà de ce que j' ai à reprocher au fonctionnement et aux directions de MON parti,  je lui suis reconnaissant de ne s' être pas mêlé, après s' être un peu empêtré dans la notion de primaire et de ses contours, à LA VASTE FOIRE AU TRÔNE PRÉSIDENTIEL ET À SON CIRQUE PERMANENT DES ÉGOS.




mardi 20 septembre 2016

BILANS

La nouvelle hospitalisation de JACQUES CHIRAC paraîtrait susciter émotion dans le pays. Si c' est avéré,  cela n' est pas sans raison. Avant le jour où,  hélas !, tous lui rendront hommage, je voudrais rappeler quelques rubriques du curriculum vitae d' un politique qui n' était pas de mon penchant.

Chirac n' est pas que l' homme des  " odeurs "  (on a fait pire depuis),  le premier ministre de Pasqua aux  " flics ",  un libéral sans retenue...  il est aussi :
- le Chef d' État et des Armées qui a refusé,  avec son ministre Villepin aux Affaires extérieures, d'engager la France en Irak;
- il n' a envoyé en Afghanistan que des conseillers aux forces de l' ordre du pays ( contrairement à son successeur qui y a débarqué des combattants );
- il n' a  pas réintégré la France dans le commandement intégré  de l' Otan ( contrairement au même Sarkosy ) ;
- il a convoqué le référendum 2005 sur le projet de traité européen;
- il a su  " reculer ",  devant la protestation populaire, même avec atermoiement, sur les régimes spéciaux de retraite et le CPE ( voir loi travail Valls actuelle);
- il a solennellement acté de la responsabilité de l' État français dans l' extermination des Juifs  (plus délicat pour Mitterrand) ;
- il a fait rendre les honneurs militaires dus à un chef d' État à Yasser Arafat à sa mort à Paris ;
- à Jerusalem Est, il a semoncé les services de sécurité israéliens qui humiliaient le Président de la République française ;
- il a rendu hommage national à la résistance communiste et populaire lors des obsèques de Rol Tanguy (alors que le triste personnage présidentiel actuel a ignoré les communistes pour sa fourgaison politicienne au Panthéon);
- son action culturelle, dans un esprit d' ouverture au monde et de tolérance, a privilégié les arts asiatiques et premiers.

On peut être homme de droite et homme d' État ! Faites un bilan comparé avec le quinquennat finissant et dites-moi si on peut dire la même chose de deshollande, autre homme de droite ? 

Au fond, la gauche est morte en 2012.... 

dimanche 18 septembre 2016

AGITATIONS POUR 2017


Contrairement à de mes camarades, les uns votant Mélenchon avant l' heure et les autres, notamment depuis quelque temps, appelant librement à une candidature Laurent, je n' ai pas arrêté de décision pour 2017. Non que, comme le disait autrefois un grand conservateur, je laisse le temps au temps, pas plus que je ne cours après les grands emballements politico - médiatiques. Mais, ne serait - ce que pour une raison simple : c' est que je ne connaitrai, s' il doit y en avoir un,  le candidat de mon parti - dont je me félicite qu' il ne se soit pas précipité dans la foire au trône présidentiel actuelle - que début novembre. À CE MOMENT - LÀ,  selon leurs procédures,  les communistes auront décidé si ce candidat éventuel est issu de leurs rangs ou venu d' ailleurs. J' espère que la question sera posée dans une réflexion plus large  - que nous aurions pu un peu creuser en 2007 - : quel peut être le rôle du PCF dans une élection dont le millésime 2017 consacre le monarchisme V° république,  l' autisme de professionnels politiciens et militants dans la large indifférence des masses ?

Le péril est que, l' année prochaine,  le pays se retrouve dans une situation à l' italienne : la marginalisation (déjà acquise) sinon l' élimination de toute gauche, et surtout de la gauche de gauche, dans les institutions,  avec un résidu démocrate du PS. Celui - ci remplira ainsi, une fois de plus, sa fonction politique essentielle : ramener au pouvoir une droite plus dure et plus réactionnaire que celle qu' il avait battue. Pour éviter l' inévitable, la vraie parade est le regroupement autour d' engagements gouvernementaux partagés. Ce que défend publiquement, après quelques ambiguïtés de départ, le secrétaire national, en toute constance. Une démarche qui relativise l' enjeu de la désignation du candidat unique. Et pour ma part, comme en 2012,  je ne mets aucune condition à ce qu' il soit communiste.

Il peut venir de l' au - delà. Après Mitterrand (auquel je faisais allusion au début), la gauche et la gauche de gauche s' inventent un nouveau dieu. La campagne de JLM et de ses partisans relève clairement du providentialisme. JE SUIS / IL EST le SEUL qui,  CELUI qui va..... Mon parti, historiquement, a prouvé à de certaines périodes, une incontestable compétence au culte de la personnalité et c' est assez plaisant de le redécouvrir à ses ...côtés ! J' ose imaginer que ce n' est pas la motivation profonde des communistes qui soutiennent JLM ! Soyons clair : sur des orientations communes sans ambiguïtés, je suis prêt à ce que mon parti apporte son soutien à Mélenchon mais sur ses propositions communistes, ses priorités et son projet. Un soutien sans participation comme on disait sous la IV°, ou critique. Ou exigeant comme dit Autain. Chère Clémentine, crois - tu vraiment qu'on puisse à présent, après son pronunciamiento électoral, encore exiger et surtout obtenir quoi que ce soit de Mélenchon ? Tout regroupement autour de lui qui ne soit que ralliement ou soumission à l' insoumis... qu' on ne compte pas sur moi pour la campagne et, peut - être,  pour le vote !

Qu' avons nous à dire aux Français, aux travailleurs de ce pays, nous Communistes? c' est CONTINUEZ VOS LUTTES ! Vous voyez les programmes des droites : ils vont tous plus loin en arrière les uns que les autres !  Il va falloir encore vous défendre : l' important ce ne sont pas les chamailleries de  frères ennemis politiques,  c' est l' union des Martinez / Mailly, les organisations qu' ils représentent, celles auxquelles ils sont alliés. L' important c' est vous. Avec un parti proche de vous,  non pour vous offrir des débouchés  - terme qui relève plus de la robinetterie que de la politique -  mais là pour vous entendre et TRADUIRE vos aspirations en action gouvernementale.

vendredi 16 septembre 2016

CONSEIL D' ORIENTATION

AUX PARENTS,

Si vous avez une fille ou un garçon, un peu beaux comme vous, photo ou télégéniques, n' hésitez pas : orientez - les vers le journalisme.  S' ils savent un peu lire et parler  - l' élocution - un bel avenir peut leur être promis dans les grands moyens d' information ( je l' ai écrit :  oh oh oh ! ).  S' ils n' ont pas le physique,  à défaut de la télé, ils peuvent faire carrière dans l' écrit, puisque journaux, radios, télés .... appartiennent aux mêmes.

Le clefs de la réussite sont simples, une fois qu' on s' est convaincu une fois pour toutes que le capitalisme sous le mode ultra - libéral est le seul système possible. A partir de là, il faut s' appliquer à quelques règles pratiques simples : ne pas interroger avec la même rigueur, politiques de gauche et de droite; suivre les conflits sociaux dans l' attente de leur "essoufflement" : les bons grévistes sont les grévistes désespérés;  choisir les sujets de reportages et d' émissions dépourvus du plus d' intérêt social possible ! Entretenir son listing de discoureurs réactionnaires à convoquer à toute occasion... Un panel professionnel, somme toute limité, accessible à toute intelligence précaire si c' est le cas de l' un ou l' autre de vos enfants. Ce qui ne peut les empêcher de faire leur place comme présentateurs, chroniqueurs et animateurs. Première étape, décisive, être invité à  " tout et son contraire " ou à " on n'est pas couché ". Après, précisément, se l' être beaucoup....

Si vous êtes des géniteurs comblés, vous pouvez devenir les parents d' une  ÉLISE LUCET. Là il y a question de personnalité dont vous ne pouvez répondre ! Même elle, fait peu, mais qu' est - ce - qu elle le fait bien !

mardi 13 septembre 2016

BRIÈVEMENT

9 AU 11 SEPTEMBRE : FÊTE DE L' HUMANITÉ -  Ils sont venus, ils sont tous là dans les allées de la Courneuve : les candidats à la présidence qui se veulent indispensables à la  " gauche ". Les communistes sont ces gens bien utiles dont on aimerait tellement se passer !  Il semble que tous aient partagé le débat sans anathèmes ni insultes ! Tout n' est peut - être pas perdu ! Ceci dit quel cortège! L' aréopage de la droite est aussi très relevé. Présidents de la république et des partis, ministres et premiers ministres. Le bal des ex'. Ils reprennent la même représentation sans  lassitude devant le bon peuple citoyen qui suit de moins en moins le spectacle. Et vous voulez avoir confiance dans tous ces amis de trente ans et plus pour rénover la vie démocratique ! Des gens qui confondent parlement et conseil d' administration : horizon 80 / 90. Tout pour les jetons de présence. Vous voudriez qu' ils renoncent au  " métier " comme disait Rocard. Il ne faut pas une VI° république. Il nous faut LA RÉPUBLIQUE.

11 SEPTEMBRE : ANNIVERSAIRES -  Pour bien cerner ce sur quoi fonctionnent,  pour qui, pour quoi,  nos médias capitalistes,  revenez sur  " l' information " du 11 septembre. Double anniversaire. En septembre 73,  le coup d' état militaire au Chili piloté par les ÉTATS - UNIS contre le régime légal de gauche. Mort de Salvador Allende. En 2001, les avions dans les tours à New - York. Je vous laisse deviner les temps d' antenne réciproques. Alors que la terreur Pinochet, moins spectaculaire peut - être mais quotidienne, a fait bien plus de victimes. Ce jour - là,  entre la finale tennis de l' US Open, leur élection présidentielle,  le festival du film américain de Deauville,  je ne sais quel autre ailleurs, en boucle sur les chaines,  je me suis pris pour un auditeur d' une ...B. C. quelconque. Face aux média chaque Français a la double nationalité : franco - américaine !

12 SEPTEMBRE -  Dans leur université de FIN d' été, les  " frondeurs " socialistes " appellent à une  " primaire " de toute la gauche !  Alors qu' ils ne sont même pas en mesure de l' organiser entr' eux... Et puis... faut - il absolument sauver le soldat P. S. ?



dimanche 11 septembre 2016

DÉSESPÉRANT

De leur Université  ( l' agrégé de lettres pouffe... pouffe ! ) d' été, les " frondeurs " PS PROPOSENT UNE préliminaire de LA gauche. "Ils" en sont ou pas?  Ils ne font que reproduire le modèle de leur fabrique.  Leur objectif est-il de sauver le soldat P.S. ?  À gauche de gauche nos avions déjà GRAND Gourou, le Sauveur universel. NOUS AVONS LA PIÉTAILLE À LA FRONDE. Misère ! misère ! disait Coluche !!! Moi, je m' en fiche, après 2017, j' ai déjà ma bergerie en haute- Corse. sera-ce clandestinité sûre ?